mardi 5 avril 2011

Télégramme: Carte scolaire. Des parents plus mobilisés que jamais


Article du Télégramme du 5-03-2011:
"On a rarement vu une telle mobilisation devant l'inspection d'académie. Hier, près de 400 parents d'élèves et enseignants sont venus exprimer leur «ras-le-bol» devant la fermeture des classes.



La publication des projets de carte scolaire suscite rituellement des manifestations de parents d'élèves. Hier, comme chaque année, les banderoles des écoles touchées par une suppression de poste étaient de sortie à l'occasion de la réunion de comité technique paritaire, à Quimper. En attendant l'annonce officielle de la carte scolaire 2011, demain, parents et enseignants ont contesté l'approche «comptable» de la gestion des postes. Hier, la mobilisation a connu une ampleur inédite. «On n'a jamais connu une suppression de 40 postes comme cette année, dit LoïcBalouet (SGEN-CFDT). L'inspection d'académie ne se cache pas d'appliquer le non-remplacement d'un retraité sur deux». «L'inspection répond à une commande politique qui n'est pas en rapport avec les effectifs», assène Guy Barré (FSU). Olivier Cuzon (Sud) évoque, lui, «une saignée historique pour le Finistère», avant d'invoquer VictorHugo. «Il disait: ouvrir une école, c'est fermer une prison. Cette société fait le contraire». Le discours attendu chez les syndicalistes était partagé par les parents de tous horizons. «Nous sommes venus à 39 en car de Botsorhel, dit une mère d'élève. Nous voulons sauver le troisième poste de l'école. Il y aura 48 enfants à la rentrée. Nous voulons au moins un demi-poste. Comment travailler avec 24 enfants dans des classes à quatre niveaux?». Stéphanie, mère d'élèves de Kerisbian, à Brest, se dit surprise de la mobilisation. «Nous avons commencé à nous mobiliser le 23mars. Nous avons été impressionnées par le nombre de parents qui ont répondu à l'appel. Les adultes vivent la crise de plein fouet. L'école maternelle était un lieu préservé or on y installe la précarité». Du coup, les Brestois ont créé un collectif «École en danger» et ouvert un blog (ecolepubliqueendanger.blogspot.com). Une «action citoyenne», selon la jeune femme."
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